« Pendant la crise sanitaire, les salariés du secteur de l’aide à domicile se trouvaient en première ligne »

Laurie Grigny est assistante coordinatrice au sein du Geiq À Domicile Hauts-de-France. Elle a assisté Elisabeth, demandeuse d’emploi depuis plus d’un an, lorsqu’elle a souhaité travailler dans le secteur de l’aide à domicile.

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Cette interview a été réalisée dans le cadre du magazine La plus belle façon d'embaucher, créé à l'occasion de la 5ème édition de l'événement "3 jours avec les Geiq".


En quoi le profil d’Elisabeth était-il intéressant ?

Laurie Grigny : Lorsque j’ai rencontré Elisabeth, elle se trouvait dans une situation de détresse personnelle. Alors âgée de 45 ans, elle vivait chez ses parents avec son fils de 16 ans. Outre la perte de son domicile, elle ne possédait pas de voiture non plus. Elle était contrainte d’en emprunter une à son entourage. Toutes ces conditions l'empêchaient d’entrevoir un avenir professionnel. Cependant, Elisabeth faisait preuve d’une véritable envie de s’en sortir.

Quelle a été la formation visée par Elisabeth ?

Indépendamment de son envie de retrouver du travail, Elisabeth est réellement portée par une envie de venir en aide aux autres. C’est pourquoi nous avons fait en sorte qu’elle suive une formation Assistante de Vie aux Familles (ADVF) pour travailler en tant qu’aide à domicile, métier pour lequel elle présentait un réel intérêt.

Comment s'est passée l'intégration d'Elisabeth en entreprise ?

Dès le premier jour, l’entreprise a fait preuve de bienveillance, de confiance et d'écoute. La tutrice était contente d'avoir une nouvelle collègue et réciproquement.

Selon vous, en quoi cet accompagnement répondait-il au besoin de l'entreprise et de la personne salariée ?

Pour l'entreprise, l’intervention du Geiq a facilité le recrutement d’une personne motivée. Quant à la salariée, elle a trouvé, dans le dispositif du Geiq, un appui lors d’un moment difficile et un moyen de sortir de la précarité.

La crise sanitaire a-t-elle eu un impact sur l'accompagnement d’Elisabeth, du fait de son alternance dans le secteur de l'aide à domicile ?

La crise sanitaire a bien évidemment eu un impact sur le secteur de l’aide à domicile. Toutefois, si la mise à disposition de l’entreprise au moment du confinement a modifié et complexifié les interventions, la communication entre le Geiq et la salariée est demeurée la même. Pendant la crise sanitaire, les salariés du secteur de l’aide à domicile se trouvaient en première ligne. Ainsi, Elisabeth a été particulièrement mobilisée. Déjà très motivée par son travail, elle éprouvait une véritable envie d’aider la population. Elle a été mobilisée en acceptant davantage d’interventions et en effectuant des remplacements. Elle n’en a été que plus motivée.

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