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« Sans notre médiation, ni l'entreprise ni les salariés ne se seraient fait confiance »

Manuel Colombino dirige le Geiq BTP 42. Il a accompagné Anthony et Mohamad dans leur recherche d’emploi.

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Cette interview a été réalisée dans le cadre du magazine La plus belle façon d'embaucher, créé à l'occasion de la 5ème édition de l'événement "3 jours avec les Geiq".


Le profil de ces derniers est souvent discriminé dans la sphère professionnelle : Anthony sortait d’incarcération, tandis que Mohamad était un réfugié. Tous deux sans qualification, ils ont été recrutés dans le secteur de la construction et de la menuiserie. Anthony a pu obtenir un CAP Maçon et Mohamad une qualification de convention collective en menuiserie.

En quoi les situations d’Anthony et de Mohamad se prêtaient-elles à la mise en place d’un projet d’accompagnement ?

Manuel Colombino : Anthony était placé sous main de justice et Mohamad était demandeur d’asile. Tous les deux manifestaient la volonté de s'insérer dans le monde professionnel, en étant conscients des difficultés que présentaient leurs profils.

Quelles ont été vos relations avec les tuteurs en entreprise dans le cadre de ces parcours ?

Nous étions en lien permanent, ce qui nous a permis d’échanger régulièrement sur la situation des salariés.

Selon vous, pourquoi le Geiq était nécessaire aussi bien pour l'entreprise que pour ces deux personnes salariées ?

Au vu de leurs situations particulières, la prise en charge et l'accompagnement dont ont bénéficié Anthony et Mohamad étaient tout à fait nécessaires puisque sans notre médiation, ni l'entreprise, ni les salariés ne se seraient fait confiance. Leurs histoires révèlent, d’une part, l'utilité de la médiation des Geiq dans la relation de recrutement et, d’autre part, la plus-value de la fonction d'accompagnement dans la réussite de leurs parcours.

En quoi la crise sanitaire a-t-elle impacté ces salariés ?

La crise n’a pas eu de conséquences sur le parcours de Mohamad. Toutefois la signature de son CDI a été reporté de six semaines. Pour Anthony, cela n’a pas posé de problème non plus, nous avons gardé contact par téléphone. De plus, l’organisme de formation ainsi que son formateur ont pu poursuivre leurs activités en téléformation. 

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